Le ping watchdog, c'est donc un chien de garde, un système qui va surveiller de manière cyclique une adresse IP, donc un périphérique réseau. Dans les réglages à votre disposition, vous aurez donc une adresse IP à indiquer, l'intervalle de surveillance, le nombre de tentatives si une surveillance échoue, et une sortie à piloter en cas d'échec au bout des différentes tentatives.
Ce principe repose sur un ping : le ping, c'est une petite requête Ethernet, permettant d'interroger un périphérique sur le réseau en lui demandant simplement de répondre. Quand on "ping" un périphérique, il est censé répondre le plus vite possible : cependant, on patiente quelques secondes avant de conclure à un échec. S'il y a échec, le système qui a "pingué" conclut à la panne du périphérique interrogé. Dans le cas de l'IPX800, pour éviter de conclure trop rapidement à une panne, on peut programmer plusieurs tentatives de pings, à un intervalle réglable. On peut par exemple demander un ping toutes les minutes, avec 5 tentatives : dans ce cas, la panne du périphérique interrogé sera considérée avérée au bout de 5 minutes et non pas au bout d'une seule minute.
Dans notre exemple, au bout des 5 minutes d'échecs, l'IPX800 pilote alors la sortie indiquée dans les réglages du ping watchdog. Si cette sortie est préréglée en mode impulsionnel, alors une impulsion sera lancée, la sortie est donc pilotée par le ping watchdog en fonction des paramètres de cette sortie (mode on/off, delay...).

La principale application est donc le redémarrage d'un périphérique IP qui se serait bloqué et ne répondrait plus au ping (box, routeur, serveur). On peut faire passer l'alimentation d'un tel périphérique par une sortie Rx normalement OFF de l'IPX. Si le périphérique ne répond plus, le ping watchdog peut lancer une commande fugitive (quelques secondes) sur la sortie Rx, provoquant alors la coupure puis la réalimentation du périphérique qui est ainsi relancé et débloqué par l'IPX. Vous pouvez par exemple pinguer l'IP d'un serveur sur internet pour surveiller votre connexion internet (blocage de box possible) ou tout simplement l'IP d'une machine sur votre réseau local, si vous voulez que cette machine redémarre automatiquement en cas de blocage.

Une autre application est la surveillance de panne : s'il n'est pas possible de redémarrer un périphérique, vous pouvez tout de même surveiller son état sur le réseau via le ping sur son adresse IP. En cas de non-réponse, vous pouvez alors activer une sortie, envoyer un mail ou un push, et ainsi être averti.

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En ce qui me concerne, j'ai choisi d'utiliser le ping watchdog pour surveiller ma connexion internet. En effet, j'héberge chez moi le site web d'une association et il est important que sa disponibilité soit maximale. J'ai donc paramétré l'IPX de sorte qu'elle ping le serveur DNS de mon FAI toutes les minutes. Comme il arrive parfois que mon modem-routeur se bloque, la connexion internet est alors perdue, le serveur web devient inaccessible. L'IPX va alors détecter cette perte de connexion car l'adresse IP du serveur DNS, qui se trouve bien évidemment sur internet, ne répondra plus aux pings. Au bout de 3 minutes (3 essais) l'IPX commande alors une impulsion de 5 secondes sur la sortie alimentant le modem-routeur, ce qui l'éteint. Au bout des 5 secondes, l'alimentation est rétablie, le modem-routeur redémarre et la connexion internet est retrouvée. Attention, si vous utilisez un onduleur pour vos équipements réseau, pensez à intercaler l'IPX en sortie de l'onduleur et non pas avant, sinon l'onduleur prendra le relais lors de la coupure de l'IPX pour redémarrer le modem-routeur, qui du coup ne redémarrera jamais. :lol: Rien ne vaut un petit schéma...

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Edit du 01/01/2013 : la compatibilité du ping watchdog avec le mode impulsionnel des sorties de l'IPX n'est opérationnelle qu'avec la version 3.05.30 ou plus récente du firmware, attention à bien vérifier votre numéro de version installée sur votre IPX800V3.