L'écran ci-dessous vous montre la page de configuration du push de l'IPX800V3, accessible pour chaque entrée et sortie. Attention, cette page est valable pour le dernier firmware officiel à date de l'article (3.05.33). Cependant la logique est la même pour d'autres versions de firmware, seuls quelques changements de mise en forme seront visibles.
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Détaillons maintenant les champs à remplir : pour vous aider à comprendre comment fonctionne le push de l'IPX, il suffit de vous imaginer en train de taper une adresse internet dans votre navigateur préféré. Vous souhaitez aller sur Google, alors vous tapez http://www.google.com dans votre barre d'adresse. En lançant cette adresse, vous envoyez une requête de type GET (le terme est un peu technique mais il a son importance, c'est pour ça que j'en parle) qui signifie aux serveurs DNS d'internet "je veux aller sur le site de Google". Pour les serveurs DNS, c'est également technique, mais là vous pouvez laisser tomber, c'était juste pour l'explication. En résumé, quand l'IPX lance une requête push, elle joue le rôle d'un navigateur auquel vous avez indiqué une adresse web.

  • Server : il s'agit de l'adresse du périphérique destinataire de la requête push. Il s'agit soit d'une adresse IP V4, soit d'un domaine ou sous-domaine, sachant que le préfixe http:// sera automatiquement rajouté par l'IPX, il ne faut donc pas l'écrire à nouveau.
  • Port : il s'agit du port TCP par lequel la requête sera envoyée. Dans le cas d'un domaine ou sous-domaine sur internet (appli de push sur iOS ou Android par exemple) vous devez laisser le port 80. Si vous avez d'autres utilisations (serveur spécifique) il se peut que vous ayez besoin de changer ce port, c'est pourquoi GCE le laisse accessible.
  • Enable Push : il s'agit de la case à cocher pour activer le push, ou pas. Une fois ces 3 paramètres configurés, n'oubliez pas de faire le "Save" correspondant pour enregistrer la configuration.

Ensuite, il faut compléter l'adresse commencée dans le champ "Server" par un "Push 1" ou un "Push 2".

  • Le push 1 sera utilisé lors de l'activation d'une entrée (ou la fermeture d'une sortie). N'oubliez pas le "Save" pour enregistrer l'adresse.
  • Le push 2 sera utilisé, à l'inverse, quand une entrée ne sera plus active (ou quand une sortie s'ouvrira).

Comme ces champs push 1 et 2 sont la suite du "Server" dans la requête, il doivent forcément commencer par un slash : sinon l'adresse globale envoyée par l'IPX sera incohérente. Pour savoir quoi mettre, soit vous êtes un expert et utilisez le push pour une application bien précise (auquel cas je ne peux pas vous aider), soit vous utilisez une appli de push sous iOS ou Android et vous n'avez alors qu'à vous référer au site de l'éditeur de l'appli pour trouver la syntaxe à utiliser. Cette syntaxe dépend de l'API utilisée par l'éditeur : l'API, c'est le système informatique (machine+langage) qui va recevoir et interpréter l'adresse globale.
Pour avoir un exemple concret, reprenons la capture ci-dessus. L'appli de push utilisée est Notifry : son API accepte bien les requêtes GET et nécessite la syntaxe minimale http://notifrier.appspot.com/notifry?format=json&source=lacléde32bytes&title=letexteàenvoyer. Par conséquent, nous devons taper notifrier.appspot.com dans le champ "Server" et rien d'autre. La suite de l'adresse est à mettre dans le champ "Push 1" ou "Push 2".

NOTA : attention à ne pas mettre d'espace dans les champs de l'adresse (Server et Push 1 ou 2). En effet, les espaces ne seront pas "traduits" par l'IPX800 et tronqueront donc l'adresse globale. Si vous voulez recevoir un texte avec des espaces, faîtes comme dans l'exemple (capture ci-dessus) et utilisez le code %20.