Commençons par quelques notions d'informatique. Savez-vous par exemple quelle est la différence entre un hub, un switch et un routeur ? Vous aurez besoin de le savoir si vous avez plusieurs périphériques Ethernet à connecter à votre réseau local : une ou plusieurs IPX800 par exemple, une ou plusieurs caméras IP, votre télé, votre interphone, un petit serveur de type NAS, etc.

  • Le hub : c'est une simple "multiprise". Le hub n'aiguille pas les données Ethernet, il les recopie en permanence sur tous les ports. Tous les périphériques raccordés sont donc sollicités, il leur faut "prendre" ce qui leur est destiné. Un hub est donc une solution provisoire, une rustine, car il sera rapidement saturé si le trafic réseau s'intensifie.
  • Le switch : à l'inverse du hub, le switch va aiguiller les données. Si un périphérique A veut discuter avec un périphérique B, le switch va les mettre en relation directement, et éviter ainsi de solliciter les autres périphériques non concernés.
  • Le routeur : c'est un switch doté d'un port supplémentaire dédié à la liaison vers un autre réseau. Exemple le plus connu : votre box internet ! Une box est un switch (le plus souvent 2 ou 4 ports) doté d'une liaison vers internet. Cette liaison est assurée par un modem ADSL intégré.

Vous l'aurez compris, si les ports de votre box ne sont pas suffisants pour relier tous vos périphériques Ethernet, je vous conseille de vous équiper d'un switch, si possible Gigabit pour éviter les embouteillages et vous procurer de bonnes vitesses de transfert. Ce genre de matériel ne coûte pas bien cher : moins de 50€ pour un 8 ports. Certains sont désormais très design, comme la gamme actuelle chez Cisco, exemple ici.
Question câblages, n'oubliez pas de bien ramener, par groupe, tous les fils qui seront à relier à vos "cerveaux". Les câbles Ethernet (RJ45) seront à ramener vers le routeur ou le switch, si possible dans une baie spécifique. Les câbles TBT (très basse tension) de vos capteurs et autres interrupteurs seront à ramener dans le coffret où se trouve l'(les) IPX, en partie basse. Les câbles 220V des élements commandés par l'(les) IPX seront également à ramener dans le même coffret, en partie haute. Je vous conseille également d'utiliser un autre coffret dédié à vos circuits de protection : d'ailleurs lui seul est obligatoire, c'est le fameux tableau électrique contenant l'(les) interrupeur(s) différentiel(s) et les fusibles (ou disjoncteurs réarmables).

Pour dimensionner votre installation à base d'IPX800, voici les éléments à retenir : une IPX800V3, c'est 8 sorties, 8 entrées TOR, 4 entrées analogiques et 1 prise Ethernet. A chaque extension X880, vous avez 8 entrées TOR et 8 sorties supplémentaires. Comme vous pouvez rajouter jusqu'à 3 extensions, vous pourrez avoir 32 sorties, 32 entrées TOR et 4 entrées analogiques au total, le tout relié grâce à un seul câble Ethernet, celui de l'IPX800 "maître". Si ces valeurs sont insuffisantes pour votre projet, alors il faudra envisager d'acquérir une deuxième IPX800 : avec 2 cartes et les X880 possibles, votre installation peut alors gérer 64 sorties, 64 entrées TOR et 8 entrées analogiques, avec 2 prises Ethernet nécessaires. Et ainsi de suite.

Question programmation de l'ensemble, ne loupez pas les principes suivants. Quand vous avez une IPX800 et une ou plusieurs extensions, sachez que les asservissements entre entrées TOR et sorties sont sans limite : n'importe quelle(s) entrée(s) pourra(ont) être reliée(s) à n'importe quelle(s) sortie(s). En revanche, actuellement les entrées analogiques de l'IPX800 ne peuvent asservir que les sorties de l'IPX800, pas celles des extensions possibles. Autre exemple si vous avez 2 IPX800, les entrées analogiques de l'IPX800 A ne pourront pas être reliées aux sorties de l'IPX800 B, même par requête push car les entrées analogiques ne supportent pas le push. Pour les entrées TOR, comme elles supportent le push, les entrées d'une IPX800 A pourront commander par requête push les sorties d'une autre IPX800 B.

Dernier point important pour votre installation : l'IPX800 ne possède pas de mémoire permettant un archivage temporel de ses données. Si vous souhaitez enregistrer des données (comme les valeurs de vos capteurs analogiques, ou encore les valeurs des compteurs) vous ne pourrez pas le faire avec l'IPX800 seule. Vous devrez alors, de la manière la plus autonome possible, venir lire le flux XML de l'IPX pour y extraire les données que vous voulez. Pour ce faire, rien de mieux qu'un NAS : ça consomme peu et c'est autonome, pas besoin d'écran ni de clavier et autre souris. Votre NAS sera chargé de lire le flux XML et d'archiver dans une base de données les valeurs que vous aurez définies au préalable.